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2026-05-18
Portrait : un artisan, une passion (série d'interviews)

Les fiches d'Épicurieux décrivent une adresse. Un domaine, une brasserie, une cave d'affinage, une distillerie. On y trouve l'essentiel : où c'est, ce qu'on y fait, ce qu'on peut y acheter, et pourquoi cette adresse mérite d'y aller. C'est utile, c'est court, et c'est volontairement factuel. Mais derrière chaque fiche, il y a une personne. Parfois un couple, une famille, une petite équipe. Toujours un parcours, une décision prise un jour, et un métier appris parfois sur le tard. Cette dimension-là, la fiche ne la raconte pas. Nous lançons donc une série dédiée. Un portrait par mois, écrit, posé, qui donne la parole à un artisan référencé. Pas une publicité déguisée... un vrai entretien.
Le format
Une interview semi-structurée, en texte. Pas de vidéo, pas de podcast. Le texte se lit en cinq minutes, se cite facilement, et se garde dans le temps. Cinq à sept questions reviennent à chaque portrait, pour qu'on puisse comparer les profils d'un mois à l'autre :
- Le parcours, en quelques étapes. Études, premiers métiers, bascule.
- Pourquoi ce métier-là, et pas un autre.
- Ce qui plaît au quotidien, vraiment.
- Ce qui frustre, ou ce qui fatigue.
- Un conseil à quelqu'un qui voudrait se lancer aujourd'hui.
- Le projet à venir, l'année prochaine, dans cinq ans.
- Une question imprévue, propre à l'artisan, à son terroir ou à son moment.
L'entretien dure entre quarante minutes et une heure. Il se fait par téléphone ou en visio. La transcription est ensuite éditée, condensée, et renvoyée à l'artisan pour relecture factuelle avant publication. Pas de surprise, pas de phrase sortie de son contexte.
Pourquoi nous le faisons
Une fiche, c'est un point d'entrée. Elle dit « ce producteur existe, voici son adresse, allez-y ». Une fois ce travail fait, beaucoup de guides s'arrêtent. Nous voulons aller un cran plus loin. Référencer un artisan dans Épicurieux, c'est une décision éditoriale. Lui donner la parole sur la durée, c'est la prolonger. C'est aussi une promesse implicite. L'artisan qui accepte d'être sur Épicurieux nous accorde sa confiance ; en retour, nous nous engageons à le valoriser dans le temps, pas seulement le jour où sa fiche est mise en ligne. Le portrait, pour nous, fait partie de cet engagement. Il transforme une fiche-annuaire en un objet plus vivant, qui rend justice à la personne autant qu'à l'adresse.
Comment on choisit l'artisan
Un portrait par mois. Le choix est éditorial et il alterne. Par catégorie d'abord : vigneron, chocolatier, charcutier, brasseur, ostréiculteur, distillateur, fromager, miellier. Par région ensuite, pour ne pas se concentrer sur un seul terroir. L'idée est qu'au bout d'un an, la série dessine un panorama des métiers, et pas seulement un palmarès des plus médiatiques. La démarche vient toujours de nous. L'artisan ne paie pas, ne demande pas, ne sponsorise pas. Si une marque ou une attachée de presse nous sollicite pour « placer » un client, la réponse est non. C'est la seule manière de garantir que la série reste lisible et que les lecteurs nous fassent confiance sur la durée.
Les premiers portraits prévus
La série démarre. Voici les profils que nous avons envie de raconter en premier, parmi les adresses déjà référencées. La liste est indicative... certains entretiens peuvent glisser dans le calendrier selon la saison ou la disponibilité de l'artisan.
- Huîtres Allary, à Leucate. L'étang, le mas, la transmission familiale et le quotidien d'ostréiculteur sur le littoral audois.
- Charcuterie Suc, à Paulinet. Les salaisons du Haut Dadou, le porc tarnais, et la patience qu'impose un séchoir bien tenu.
- Brasserie Garland, à Algans. Bières biologiques et paysannes en pays de Cocagne ; un brasseur qui parle terres autant que houblon.
- Guy Roux Chocolatier, à Bout-du-Pont-de-l'Arn. Champion de France de chocolat sans sucre, et tout ce que cela suppose comme travail technique.
- Château de Rey, à Canet-en-Roussillon. Un domaine qui mêle tradition et audace, vu depuis le chai par les vignerons qui le font tourner.
D'autres profils viendront ensuite, dans d'autres régions et d'autres catégories. Le but n'est pas d'épuiser le sujet en un trimestre, mais de poser une régularité.
Vous êtes artisan et souhaiteriez nous parler ?
Si vous êtes déjà référencé sur Épicurieux et que la démarche vous intéresse, écrivez-nous. Nous ne pouvons pas dire oui à tout le monde tout de suite, mais nous lisons chaque message et nous tenons une petite liste. Si vous n'êtes pas encore référencé et que votre adresse vous semble correspondre à notre ligne, vous pouvez d'abord nous la suggérer via la page contact. La fiche d'abord, le portrait éventuellement plus tard.
Questions fréquentes
À quelle fréquence paraît un portrait ?
Un portrait par mois, en alternant catégories de métiers et régions, pour ne pas privilégier toujours les mêmes.
Comment serai-je contacté si je suis choisi ?
Par e-mail d'abord, sur l'adresse renseignée dans la fiche, avec une présentation de la démarche et une proposition de créneau.
Puis-je relire le portrait avant publication ?
Oui. Nous envoyons systématiquement la version éditée pour relecture factuelle. Vous pouvez corriger les erreurs et les imprécisions.
Combien de temps prend l'interview ?
Entre quarante minutes et une heure pour l'entretien lui-même, par téléphone ou en visio. Les échanges écrits qui suivent sont brefs.
Pour nous proposer un profil ou simplement nous écrire, passez par la page contact. Pour lire les autres articles de la rédaction, le journal Épicurieux rassemble toutes nos publications.